C’est le repérage des épreuves spéciales les mardis et mercredis avant le rallye. Jadis, les reconnaissances étaient libres. Aujourd’hui, elles sont limitées à 2 passages par épreuve, chronométrés et à vitesse réduite contrôlée par GPS.
Ce sont des voitures de sécurité qui parcourent l’itinéraire du rallye avant les concurrents. Leur mission est d’avertir les spectateurs de l’arrivée imminente de la première voiture de course. Ces voitures « ouvreuses » portent les numéros 000, 00 et 0 sur les portières. Elles passent entre ½ heure et 5 minutes avant le premier concurrent.
Il s’agit d’une courte épreuve chronométrée organisée en ville ou dans un stade. C’est une épreuve “spectacle” visant à attirer un public moins connaisseur mais plus nombreux. Les voitures peuvent s’élancer 2 par 2 sur deux pistes parallèles. Les temps réalisés comptent au classement général.
Centre névralgique du rallye, le parc d’assistance de rallye correspond au paddock en circuit. C’est le lieu où sont regroupés toutes les équipes, les motor-homes, les véhicules d’assistance, les staffs techniques…
Le parc d’assistance est la seule et unique zone où les mécaniciens peuvent intervenir sur la voiture. Chaque équipage passe au parc d’assistance trois et quatre fois par jour en moyenne. Chaque équipe d’assistance se compose de mécaniciens et d’ingénieurs. La durée des parcs varie de 10 à 30 minutes, généralement suffisant pour changer une boîte de vitesses, les freins, les suspensions, les pneus… Si l’intervention dépasse le temps autorisé, l’équipage reçoit des pénalités.
Le parc d’assistance est aussi le seul endroit où les voitures peuvent être équipées de pneumatiques neufs. Les choix de pneus se décident au parc d’assistance pour des épreuves spéciales situées à plusieurs dizaines de km et parcourues plusieurs heures plus tard. Il faut donc anticiper l’évolution de la météo.
Dans les épreuves chronométrées, le copilote lit les notes prises pendant les reconnaissances. Il est aussi responsable du respect des temps impartis sur les parcours de liaison et de faire « pointer » son carnet de bord à chaque contrôle horaire. La perte de ce carnet entraîne l’exclusion de l’équipage !
Les écoles de pilotage ne mènent pas au statut de pilote professionnel. Les meilleurs pilotes de rallye actuels ont tous suivi le même parcours : des débuts aux volants de « petites » voitures dans des épreuves régionales avant de s’engager dans des championnats plus huppés et d’être repérés par des patrons d’équipe.
Les voitures sont classées en différentes catégories, en fonction de leurs équipements, de leur puissance… Quatre grandes catégories : WRC (World Rally Cars), S2000, Groupe A et Groupe N.
• “World Rally Car”
Ce sont de vraies prototypes développés par des constructeurs. Moteur 2 litres, 16 soupapes, turbo développant plus de 300 chevaux. Elles disposent de 4-roues motrices, de boîte de vitesses séquentielle, d’amortisseurs spécifiques, de freins surdimensionnés... Prix estimé à 1 million d’Euros. Elles évoluent en Championnat du monde et sont acceptées dans certains championnats nationaux.
Exemple : Ford Focus, Citroën C4, Citroën Xsara, Subaru Impreza, Suzuki XR4…
• S2000
Voitures très performantes mais moins évoluées (et onéreuses) que les WRC. Elles disposent d’un moteur 2 litres atmosphérique développant environ 230 chevaux, de 4-roues motrices, de boîte de vitesses séquentielle. Ces voitures sont vendues en kit (150 000 - 200 000 €). Ce sont les reines du championnat IRC. Exemple : Peugeot 207, Abarth Grande Punto, VW Polo…
• Super 1600
Voitures plus basiques : moteur de 1600 cm3 développant environ 200 chevaux, 2-roues motrices seulement, boîte séquentielle… Valeur environ 100 000 €. On les retrouve en IRC et championnats nationaux. Exemple : Citroën C2, Renault Clio, Suzuki Swift…
• Groupe A
Voitures préparées spécialement pour la compétition (moteur, châssis) réparties en différentes classes selon leur cylindrée (A7, A6, A5 ou R1, R2 et R3 selon les réglementations). Certains constructeurs ont choisi ces modèles pour leur engagement officiel dans la discipline (exemple Honda en IRC, Renault dans différents championnats nationaux…)
• Groupe N
Voitures proches de la série. Les seules interventions admises portent sur la sécurité (arceau, harnais…) et le renfort de certaines pièces mécaniques (boîte de vitesses, suspensions…). Les Groupe N sont réparties en différentes classes selon leur cylindrée (N4, N3…). Sur certains terrains, elle peuvent rivaliser avec les S2000. Exemple : Mitsubishi Lancer, Subaru Impreza…
Campement temporaire où les concurrents se retrouvent à la fin d'une étape.
Lac plus ou moins asséché, souvent salé, ayant l'aspect d'un champ labouré dans lequel s'enfoncent les véhicules.
Vaste étendue couverte de dunes.
Etape au soir de laquelle aucune assistance n'est permise sur les véhicules des concurrents.
Vase séchée ayant la consistance du talc. Sol très mou et pulvérulent dans lequel les véhicules s'enfoncent profondément.
Système de localisation par satellite permettant de connaître la position exacte d'un lieu.
Endroit d'une rivière où l'on peut passer sans perdre pied.
Parcours mené en dehors des pistes balisées.
Terme signifiant que le copilote a désespérément perdu le fil du road book.
Lit d'un cours d'eau temporaire dans les régions arides.
Concurrent amateur participant à un rallye tout-terrain. Son destin : galérer !
Epreuve de courte distance disputée avant le début officiel d'un rallye tout-terrain. Il détermine souvent l'ordre de départ des concurrents.
Etendue caillouteuse et plate.
Document remis par les organisateurs aux concurrents décrivant le parcours d'une étape.
Avertisseur de sécurité destiné à favoriser les dépassements entre autos et motos, ainsi qu’entre autos. Système fortement recommandé en Rallye raid, qui a permis de réduire les accidents dus au fait que les motards sur le point de se faire doubler n’entendent pas le klaxon de la voiture qui les suit. Ils ne sont donc pas conscients du véhicule présent derrière eux, ou alors, trop tard. De la même manière, une auto qui veut doubler dans la poussière d’une autre auto est souvent invisible dans ses rétroviseurs. Il s’ensuit un « bouchonnage » qui peut durer longtemps, jusqu’à la tentative de dépassement en hors-piste… avec parfois un « tonneau » à la clé.